Belle de jour de Joseph Kessel

J’ai reçu ce livre en version audio de la part de Gallimard dans le cadre d’une opération masse critique organisée par Babelio. Je remercie donc vivement la maison d’édition et la plateforme pour cet envoi.

Ce livre est en réalité un livre audio lu par Audrey Fleurot et m’a été livré dans sa pochette avec un Cd et une version MP3. J’ai un peu lutté pour pouvoir l’écouter car je n’ai plus de lecteur de CD chez moi (vive les nouveaux ordinateurs) mais j’ai fini par trouver une solution et le mettre sur mon téléphone pour pouvoir l’écouter.

«Ce que j’ai tenté avec Belle de Jour, c’est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour amour et l’exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.»
Joseph Kessel.

Je ne connaissais pas du tout le synopsis du livre quand j’ai commencé l’expérience, je n’avais donc ni préjugés, ni attentes et j’en suis très contente.

C’est l’histoire d’une femme Séverine, lassée par un quotidien trop réglé qui va trouver le piment de sa vie dans une maison de passage où elle se rend l’après-midi lui conférant le nom de Belle de jour. Les choses ne pouvaient évidemment pas se limiter au plaisir, quand il est question de cela il est tôt ou tard questions de jalousie, de pouvoir et inévitablement d’amour bien que destructeur.

L’écriture est belle, le roman est original, la lecture par Audrey Fleurot et douce et sensible. J’ai aimé la psychologie du personnage qui est poussée, permet de garder de la distance tout en absorbant l’histoire. Il est aussi important de parler de tels sujets, il a été fait avec beaucoup de pudeur et de talents de la part de l’auteur. Une très belle lecture.

Puisque le destin ne permettait pas qu’elle reçût de Pierre le don que des inconnus grossiers lui apportaient, qu’y pouvait-elle ? Fallait-il renoncer à une joie qui chez d’autres femmes se confondait avec leur amour ? Si elle avait été servie de cette chance, eût-elle parcouru cet effroyable chemin ? Qui donc pourrait lui reprocher des actes que, seules, avaient exigés d’elle des cellules dont elle n’était pas comptable ? Elle avait le droit que chaque animal possède de connaître le spasme sacré qui, au printemps, fait tressaillir la terre d’un humide tremblement.

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