Moby Dick, Herman Melville

Les préludes de la lecture : après avoir vu le documentaire Blackfish de Gabriela Cowperthwaite, j’ai eu une fascination sur l’origine de la méchanceté des hommes envers les baleines au sens large. Je me suis dit que lire Moby Dick était un bon début.

Résumé : Ishmael, jeune campagnard décide de s’enrôler sur un baleinier, le Pequod commandé par le terrifiant capitaine Achab. Ce dernier cache tout d’abord le véritable but de cette expédition ; se venger de la mythique baleine blanche, Moby Dick, qui lui a croqué la jambe. Cet esprit de vengeance et cette haine envers les cétacés, entraineront l’équipage dans une funeste aventure.

Le mot de la fin : Je suis rentrée très rapidement dans l’ouvrage notamment grâce au caractère des personnages, leur singularité et l’humour qu’utilise Melville. La rencontre et l’amitié d’Ishmael et son acolyte Queequeg sont décrits avec tant d’humour et de poésie qu’elle est tout simplement irrésistible. Dans un souci d’honnêteté, je dois avouer que le côté ultra-descriptif des passages qui relèvent plus d’un ouvrage de cétologie, m’a peu à peu fait perdre l’intérêt pour l’ouvrage. Après avoir lutté contre moi-même, je suis parvenue à la fin de l’aventure et ne le regrette pas. Ne vous méprenez pas, nous apprenons plein de choses sur les baleines l’ouvrage est très instructif et l’on s’aperçoit que l’auteur connaissait bien son sujet, mais les chapitres à rallonge sur par exemple les tableaux représentant les baleines sont quelque peu soporifiques, car trop rapprochés et manquant d’aventure et d’excitation entre chaque. Un livre qu’il fallait que je lise, pour la culture et je ne regrette pas de l’avoir fait !

Extrait : « Pour prouver la dignité de la chasse à la baleine, j’aimerais n’avancer que des faits établis. Fort de ceux-ci, un avocat qui tairait tout à fait une conjecture raisonnable, représentant un atout majeur en faveur de sa cause, ne serait-il pas à blâmer ?

Il est de notoriété publique qu’au couronnement des rois et des reines, de notre temps encore, la remise de leurs charges s’accompagne d’un curieux assaisonnement. Il y a une salière dite d’État et peut-être un huilier d’État. Que fait-on exactement avec le sel, qui le sait ? Toutefois je suis absolument sûr que, lors du couronnement, la tête d’un roi est solennellement huilée comme une tête de salade. Est-ce dans l’intention de bien faire fonctionner ses rouages intérieurs, de même qu’on huile une machine ? (…) Mais la seule chose à considérer ici est la suivante : de quelle sorte d’huile se sert-on aux couronnements ? Sans aucun doute ce ne peut être de l’huile d’olive, ni de l’huile de Macassar, ni de l’huile de ricin, ni de la graisse d’ours, ni du thran, ni de l’huile de foie de morue. Alors, selon toutes vraisemblances, ça ne peut être autre chose que de l’huile de cachalot telle qu’elle se présente, vierge et non manufacturée : la plus douce de toutes les huiles !

Pensez-y, Anglais loyaux, c’est nous les chasseurs de baleines qui fournissons l’indispensable au couronnement de vos rois et de vos reines. »

Pour trouver ce livre, allez chez votre libraire indépendant. Pour savoir s’il le possède c’est par ici http://www.placedeslibraires.fr/

Je vous mets également le lien vers le documentaire Blackfish qui est VRAIMENT à voir.

Et le lien vers la vidéo du film Moby Dick sorti en 1956, réalisé par John Huston sur un scénario de Ray Bradbury, disponible sans téléchargement.