La mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé

La mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé

Les préludes de la lecture : Goncourt des lycéens.

Résumé : La guerre de Troie réécrite, avec pour décor un pays imaginaire ressemblant à l’Afrique. Voici le pari gagné par Laurent Gaudé ! C’est le jour des noces de sa fille, Samilia, que tout bascule pour le roi Tsongor. Le futur époux, Kouame, se voit confronté à l’amour de jeunesse de sa promise, Sango Karim. Il possède avec lui un serment de mariage écrit par la fille du roi. Les deux prétendants étant à la tête d’une armée, la guerre est inévitable et le roi se donne la mort dans l’espoir d’étouffer celle-ci. Mais il n’en sera rien. Une guerre éclate jusqu’à faire pourrir la ville de Massaba. Les frères se déchirent, les femmes pleurent, les amants se passionnent et les guerriers se vengent. Le jeune Souba, cadet de la fratrie Tsongor, part en quête d’un tombeau pour le repos de son père. Un parcours initiatique qui amènera le jeune homme à découvrir tous les visages de son père et le fardeau des Tsongor. La guerre quant à elle est aussi ridicule que l’événement qui l’a initié et que la fin à laquelle Massaba sera vouée.

Le mot de la fin : Le rôle de Katabolonga est bouleversant et sa fidélité l’est tout autant. Mais je n’en dis pas plus. Un conte enchanteur et captivant que Gaudé nous peint avec génie, à dévorer et à méditer ! Un bijou !

Extrait : « Je suis Katabolonga et je ne réponds pas à tes questions. Je parle quand je le veux. Je suis venu pour te voir. Et te dire, devant tous les tiens réunis, ce qui doit être dit. Tu as rasé ma maison. Et tué mes femmes. Tu as piétiné mes terres sous les sabots de ton cheval. Tes hommes ont respiré mon air et ont fait des miens des bêtes en fuite qui disputent leur nourriture aux singes. Tu es venu de loin. Pour brûler ce que j’avais. Je suis Katabolonga et personne ne brûle ce que je possède sans perdre la vie. Je suis là. Devant toi. Je suis là. Au milieu de tous tes hommes réunis. Je veux te dire cela. Je suis Katabolonga et je te tuerai. Car par ma hutte piétinée, par mes femmes tuées, par mon pays brûlé, ta mort m’appartient.”

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