Anna Karénine, Tolstoi

Les préludes de la lecture : Mon histoire avec Anna remonte en 1ere L , la prof de littérature nous avait proposé un test pour savoir à quelles héroïnes de roman nous ressemblions : pour moi c’était Anna. L’ouvrage me paraîssait alors bien trop épais. Puis, le film de Joe Wright, avec Keira Knightley, est sorti et je ne peux pas voir un film sans lire l’ouvrage, je ne pouvais donc plus reculer.

Résumé : Le roman présente deux visions de l’amour très différentes, Anna/Vronski de la passion à la perdition et Levin/Kitty de l’amitié à l’affection rassurante. Ces deux romances ont pour toile de fond la Russie avec ses réalités politiques, sociales et religieuses. Anna est l’épouse d’un homme ayant une haute importance dans la société russe. Lors d’un voyage elle rencontre Vronski qui était alors courtisé par Kitty qui venait de refuser Levin. L’intrigue est saisissante bien que l’on puisse se perdre dans les descriptions tolstoïennes. L’opposition entre le bien/le mal, la réflexion sur la morale et le devoir sont autant de sujets que le lecteur pourra méditer. Les protagonistes, eux, n’ont aucun répit et l’issue fatale n’est rien comparée aux tortures endurées par nos héros et par le lecteur.

Le mot de la fin : Un livre qui bouleverse, qui prend aux tripes et qui fait réfléchir ! Que du bon ! Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, mon opinion sur le film n’est pas très positive, le passage m’ayant le plus bouleverser, celui de la tentative de suicide de Vronski, n’y figurant pas ainsi que d’autres moments clés selon moi. Je trouve cela bien dommage.

Extrait :

« Sans cesse, l’expression d’un sentiment musical s’élevait mais retombait aussitôt en se brisant en fragments de nouvelles phrases inachevées ou en sons séparés extrêmement complexes qui ne se rattachaient à reste que par la fantaisie du compositeur. Ces fragments, parfois beaux en eux-mêmes, frappaient désagréablement l’oreille, étant trop inattendus. La joie, la tristesse, le désespoir, la tendresse, le triomphe, se succédaient sans raison, comme les sentiments d’un dément et comme chez un dément, également, ces sentiments s’évanouissaient à l’improviste »

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